Les pièges du Golfe

14/07/2018

Le marathon sans répit se poursuit, et la flotte du Tour Voile a pris la route hier soir, direction Baden, dans le Golfe du Morbihan. Un Acte particulièrement attendu par le territoire d’origine du team et tous leurs supporters. Les amis et familles des deux équipages Lorina – Golfe du Morbihan n’auraient manqué l’occasion d’admirer ce Raid Côtier sous aucun prétexte. La journée a été compliquée pour les deux bateaux Lorina – Golfe du Morbihan, qui, aux avant-postes une majeure partie de la régate, se font piéger par les conditions délicates de courant et de vents faibles.  Lorina Limonade – Golfe du Morbihan décroche la 8e place, et laisse donc Beijaflore, vainqueur du jour, reprendre la tête du classement général. Les leaders au classement Jeunes, Lorina Mojito – Golfe du Morbihan passent la ligne d’arrivée en 13e position et conservent leur spi rose.

 

Faute de vent, le départ de ce côtier a pris du temps à être donné aujourd’hui. C’est finalement à 15h30 que les 26 Diam se sont élancés dans un vent erratique. Il a d’abord fallu réussir à s’extirper de cette flotte compacte puis gérer les dévents, le fort courant et le vent changeant. Une nouvelle fois, les nerfs des compétiteurs ont été mis à rude épreuve. Alors qu’ils progressaient en tête de la flotte, Solune, Louis et Charles ont vu leurs poursuivants revenir et se sont retrouvés vite piégés. « C’est un moment assez dur à digérer. Nous avons fait un super départ, un super bord de dégagement, nous étions bien en avance sur le reste de la flotte. Puis, toute la flotte revient vers nous sur un bord de reaching avec une pression qui arrive par derrière. Mentalement ce n’est pas facile pour nous, surtout quand on se sent impuissant face à la situation. Au moment où la direction de course réduit le parcours, nous nous trouvons entre deux systèmes météo. Nous ne savons pas lequel choisir et faisons un entre deux. Nos poursuivants passent devant nous à ce moment-là. » explique Solune, le skipper de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.

 

A l’identique du trimaran vert, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan s’est fait piéger dans les vents instables et a lutté pour conserver son avance sur les concurrents « Le Raid a été long aujourd’hui. Nous avons pris un départ difficile puis nous arrivons à faire de belles manœuvres par la suite. Tout s’est bien déroulé jusqu’à Quiberon, nous sommes 2e à un moment et puis le vent mollit complètement. Nous choisissons de rester dans la pression mais les concurrents derrière arrivent avec plus de vitesse et nous passent devant. C’est assez frustrant. » confie Corentin Horeau de retour à terre. 

 

C’est une journée frustrante pour les Vannetais qui voulaient briller dans leurs eaux. Heureusement, la journée de demain peut faire changer la donne et redynamiser les troupes en vue de la méditerranée. « Nous allons montrer de quoi nous sommes capables demain. Nous allons faire un foot, regarder un film, prendre une douche et nous serons là demain plus motivés que jamais ! » relativisait Solune.

 

LES DÉCLARATIONS 

Corentin Horeau « Le Raid a été long aujourd’hui. Nous avons pris un départ difficile puis nous arrivons à faire de belles manœuvres par la suite. Tout s’est bien déroulé jusqu’à Quiberon, nous sommes 2e à un moment et puis le vent mollit complètement. Nous choisissons de rester dans la pression mais les concurrents derrière arrivent avec plus de vitesse et nous passent devant. C’est assez frustrant.

Nous sommes assez déçus, nous étions bien partis pour faire un podium, on se sentait vraiment forts. Nous n’avions pas l’impression de prendre trop de risques. C’est un peu difficile ! Mais bien joué à Beijaflore, ils ont fait un joli coup. Nous espérons que la chance tournera ! Nous sommes qu’à trois points de Beijaflore au général, c’est comme si nous repartions de zéro ! »

 

Solune Robert « C’est un moment assez dur à digérer. Nous avons fait un super départ, un super bord de dégagement, nous étions bien en avance sur le reste de la flotte. Puis, toute la flotte revient vers nous sur un bord de reaching avec une pression qui arrive par derrière. Mentalement ce n’est pas facile pour nous, surtout quand on se sent impuissant face à la situation. Au moment où la direction de course réduit le parcours, nous nous trouvons entre deux systèmes météo. Nous ne savons pas lequel choisir et faisons un entre deux. Nos poursuivants passent devant nous à ce moment-là. C’est très dur à vivre, il faut juste subir la situation. Mais nous allons apprendre de nos erreurs et nous remettre d’attaque. Nous allons montrer de quoi nous sommes capables demain. Nous allons faire un foot, regarder un film, prendre une douche et nous serons là demain plus motivés que jamais ! »